...Deux mots sur le haïku.
J'emprunterai à Maurice Coyaud ces mots puisés dans son célèbre livre
" Fourmis sans ombre ", pour le définir.
" Ces petits vers japonais- trois vers, c'est tout- me fascinent par ce qu'ils sont sans en avoir l'air...rien de plus que la saisie éphémère d'un instant : prêt à être oublié, à jamais inoubliable. "
Le haïku, poésie japonaise a eu Bashô, Buson, Issa, Shiki, Santokâ pour principaux maîtres.
Ils se succédérent pour apporter chacun sa touche à cette forme brève qui remonte au tanka, poème de cinq vers :
( 5/7/5/7/7 )
Aussi note-t-on, l'évolution :
-Des règles strictes :
Un poème de 17 syllabes (5/7/5 ) qui doit comporter un mot de saison et un seul ( kigo )
-A une certaine liberté, tout en conservant la forme brève, en harmonie avec l'âme de l'auteur sur le modèle : court/long/court.
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Quelques uns de mes haïkus
Partent le matin
rentrent le soir les oiseaux
comme nos enfants jadis
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Chemin quotidien-
aujourd'hui le profil
d'un trois mâts
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Envol d’un oiseau
l’objectif à l’affût vise...
ne prend que nuages
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Grenades à point
les jolis fruits s'égrènent-
oiseaux barbouillés
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Mémo du portable-
un message pour
quand il sera loin
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Nappes rouge et blanc-
deux tables de restaurant
prennent le soleil
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Le vent se lève-
notre silence pesant
sa rumeur,la mer
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Barques matinales-
le chant des marins se meurt
dans le soir bredouille
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